» . ` Le vraie coup de Foudre amicale'

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M & M

.M.ary.B.Obet. 18 ans, Lilloise mais vie en Ariége.Viens de passer son BEP Vente. ( qu'elle a ratée.). Passionnée par l'écriture, est part faire ses études sur Toulouse. Ne croit pas au Père Noël , ni en Dieu, & encore moins en la religion. Mais les respecte quand même. Croit en de nombreuses choses, notamment en l'amour, à l'amitié & au bonheur. Celui qui dure. Légèrement naïve, un peu sur la défensive mais surtout très susceptible. Ne supporte pas l'hypocrisie & les manipulateurs. Rancunière comme pas possible, pardonne quelque fois, mais n'oublies pas. Amoureuse, heureuse. Profite de ces quelques bouts de bonheur qui s'offre pour en former des grands. Ne supporte pas la solitude & aime être entourée d'amis, de vrais amis. De ceux qui restent, vous soutiennent & avec qui je partage tout. Pense quelques fois trop fort. Impulsive. Démarre vite au quart de tour. Un besoin de vivre à 100 à l'heure, de sortir tout le temps, de profiter des personnes que j'aime. Niveau politique, plus à gauche qu'à droite. Peur de l'avenir, préfère vivre dans le présent.

# Posté le jeudi 09 juillet 2009 07:33

Modifié le mercredi 12 août 2009 11:26


Parce que peu importe combien quelque chose nous blesse...
Parfois, l'abandonner fait encore plus mal.

# Posté le dimanche 28 juin 2009 12:04

Modifié le dimanche 05 juillet 2009 13:15

« Est ce que tu sais que l'oubli ne résout rien? »
Il était 22:00 & je venais de prendre de plein fouet, comme une vague un peu trop brutale, une phrase qui n'avait rien à faire dans le contexte. Cela faisait plusieurs jours que nous ne nous étions pas vus. Il était assis sur son lit, au bout & moi j'aspirais son odeur dans ses draps chauds.
« Qu'est ce que tu fais? Je roule un joint & je te dis que l'oubli ne résout rien. »
Je regardais son plafond. Je regardais ses murs. Je le regardais lui. Il fait son boulot, il le fait bien. On dirait même qu'il a fait ça toute sa vie. Je crois qu'il essayait de me provoquer, de me dire, oui on va fumer, oui on va planer mais tu vas rester sur terre parce que tu vas me causer. Je n'avais rien à lui dire, rien de plus que ce qu'il savait déjà.
« T'es amoureuse pas vrai? »
Il l'allume, tire une puis deux bouffés. Nous sommes dans un espace-temps flou, que je ne contrôle pas. Cependant ses questions me sautent à la gorge. J'ignore s'il s'en rend compte.
« Pourquoi quand on te parle d'amour tu fuis? Pourquoi t'as réponse à tout sauf à ça? »
« Passe moi le joint tu sais pas de quoi tu parles. »
Bien sûr que je savais de quoi il parlait, qu'il était même pas très loin de la plaque en fin de compte. J'ai un orgueil démesuré, qui m'étouffe de plus en plus. Je ne sais pas admettre l'inadmissible. Je ne sais pas faire grand chose de mes dix doigts quand on y réfléchit bien. Mais maintenant je fumais cette merde depuis la semaine dernière & je fumais ça bien.
« C'est doux un nuage pas vrai? Et surtout, me sort pas l'explication débile du "je sais pas t'as d'ja touché un nuage toi?" Parce que toi tu baises même avec. »
Je ne pouvais pas me tromper, il me parlait, c'était moi le destinataire. Il ne faisait que de répéter "Toi..toi..toi" Mais moi, j'en avais rien à foutre. Si j'étais venue là c'était certainement pas pour l'entendre me parler. J'avais besoin de cette merde dans la gorge, j'avais besoin de savoir qu'elle irait se coller sur mes poumons, les noircir un peu. Mes poumons sont un peu trop vierges à mon goût. Cette pensée était stupide puisque je vais mourir d'un cancer.

Il est maintenant 23:30. Je ne sais plus combien de taff j'ai pris. Combien de petits voyages je venais de m'offrir. Il était sympa lui. C'est un gentil copain.

« Ecoute, faut que t'arrête de ma faire chier avec tout ça . Non mais sérieusement tu m'emmerdes. Et puis si on suit ta logique, j'aime un nuage mais je suis une pomme ; figure toi que les pommes ont des pépins. En plein dans le ventre. Tu crois qu'ils sont là par hasard? Ce sont mes douleurs. Laisse-les où elles sont. »

# Posté le dimanche 23 août 2009 10:50